
Le diagnostic de performance énergétique transforme les caractéristiques techniques d’un logement en informations compréhensibles : consommation conventionnelle, émissions de gaz à effet de serre, estimation des dépenses, qualité de l’enveloppe et améliorations envisageables.
Plus qu’une simple étiquette colorée, le DPE constitue une véritable carte d’identité énergétique du bâtiment. Il permet au propriétaire, à l’acquéreur ou au locataire de mieux comprendre la manière dont le logement conserve la chaleur, produit l’eau chaude, renouvelle l’air et utilise ses équipements.
V AdR réalise vos DPE à Vittel, Mirecourt, Charmes et dans les communes environnantes des Vosges.
À quoi sert le DPE ?
Le DPE renseigne sur la performance énergétique et climatique d’une maison, d’un appartement ou d’un bâtiment.
Il poursuit plusieurs objectifs :
- informer avant une vente ou une location ;
- présenter une estimation conventionnelle des consommations d’énergie ;
- évaluer les émissions de gaz à effet de serre ;
- identifier les principaux postes de déperdition thermique ;
- apprécier la qualité de l’enveloppe du bâtiment ;
- fournir une estimation des dépenses annuelles d’énergie ;
- présenter des recommandations d’usage, d’entretien et de travaux ;
- repérer les logements classés F ou G, qualifiés de passoires énergétiques ;
- préparer une réflexion sur la rénovation énergétique.
Depuis le 1er juillet 2021, le DPE possède la même portée juridique que les autres diagnostics immobiliers mais les recommandations de travaux restent toutefois indicatives.
Quand le DPE est-il obligatoire ?
Le diagnostic est généralement requis lors de la vente ou de la location d’un logement. Il doit être commandé par le propriétaire et réalisé avant la publication de l’annonce afin que les informations énergétiques puissent y apparaître.
Pour vendre une maison ou un appartement
Le vendeur doit intégrer le DPE au dossier de diagnostic technique remis à l’acquéreur.
Le document doit être disponible dès la mise en vente et annexé à la promesse de vente ou, lorsqu’il n’existe pas d’avant-contrat, à l’acte authentique.
Pour mettre un logement en location
Le bailleur doit remettre un DPE valide au futur locataire avec le dossier de diagnostic technique.
Le classement obtenu a désormais une incidence directe sur la possibilité de louer le logement, sur le renouvellement du bail et, pour les classes F et G, sur l’évolution du loyer.
Pour un logement neuf
Un DPE est également établi lors de la construction d’un logement neuf et celui-ci est commandé par le maître d’ouvrage et remis à l’acquéreur au plus tard lors de la livraison.
Pour un bâtiment d’habitation collective
Depuis le 1er janvier 2026, l’obligation de réaliser un DPE à l’échelle du bâtiment concerne aussi les copropriétés comprenant au maximum 50 lots. Les immeubles en monopropriété et les copropriétés plus importantes étaient déjà entrés progressivement dans le dispositif en 2024 et 2025.
Le DPE collectif ne remplace pas systématiquement le DPE individuel nécessaire à la vente ou à la location d’un appartement.
Existe-t-il des bâtiments dispensés de DPE ?
Certaines situations bénéficient d’une exemption.
Cela peut notamment concerner :
- certains bâtiments indépendants dont la surface de plancher est inférieure à 50 m² ;
- certains bâtiments destinés à être occupés moins de quatre mois par an ;
- certains bâtiments temporaires ;
- certains monuments historiques classés ou inscrits ;
- certaines constructions dont l’usage ou les caractéristiques entrent dans les exceptions prévues par le Code de la construction et de l’habitation.
L’application d’une exemption doit être vérifiée selon la nature réelle du bien. Un appartement de moins de 50 m² situé dans un immeuble n’est pas un bâtiment indépendant et ne bénéficie donc pas automatiquement de cette exception.
Que mesure réellement le DPE ?
Le DPE ne repose pas uniquement sur le système de chauffage.
Le diagnostiqueur analyse un ensemble cohérent comprenant :
- la forme et les dimensions du logement ;
- la surface de référence ;
- les murs donnant sur l’extérieur ou sur des locaux non chauffés ;
- les planchers bas ;
- les plafonds et toitures ;
- les fenêtres et portes ;
- les ponts thermiques ;
- les protections solaires ;
- l’inertie du bâtiment ;
- les équipements de chauffage ;
- la production d’eau chaude sanitaire ;
- le refroidissement éventuel ;
- la ventilation ;
- les auxiliaires ;
- les énergies renouvelables installées ;
- l’environnement climatique et l’altitude.
Le résultat dépend donc autant de l’enveloppe du bâtiment que de la performance de ses équipements.
Qu’est-ce que la surface de référence du DPE ?
Le calcul utilise une surface de référence propre au diagnostic.
Elle correspond principalement à la surface habitable, à laquelle peuvent être ajoutées :
- les surfaces de vérandas chauffées ;
- certains locaux chauffés destinés principalement à l’occupation humaine ;
- les parties présentant une hauteur sous plafond d’au moins 1,80 mètre.
Cette surface ne doit pas être automatiquement confondue avec :
- la superficie loi Carrez ;
- la surface habitable loi Boutin ;
- la surface fiscale ;
- la surface de plancher ;
- la surface utile ;
- la superficie indiquée dans un ancien acte de propriété.
Une erreur de surface peut avoir une incidence importante sur les consommations rapportées au mètre carré, par conséquent, sur le classement du logement.
Les cinq usages énergétiques étudiés
Pour un logement, la méthode conventionnelle prend en compte cinq grandes familles de consommation :
- le chauffage ;
- la production d’eau chaude sanitaire ;
- le refroidissement ou la climatisation ;
- l’éclairage ;
- les auxiliaires des systèmes de chauffage, d’eau chaude, de refroidissement et de ventilation.
Le DPE ne comptabilise donc pas l’ensemble des usages domestiques. Les consommations des appareils électroménagers, des équipements informatiques ou audiovisuels ne déterminent pas directement l’étiquette.
Une méthode conventionnelle et non une reproduction des factures
Le DPE des logements repose sur une méthode de calcul conventionnelle appelée 3CL-DPE.
Le logement est évalué selon des conditions standardisées d’occupation, de température, de météo et d’utilisation des équipements. Cette méthode permet de comparer deux bâtiments indépendamment des habitudes de leurs occupants.
Ainsi, un ménage qui chauffe peu peut recevoir de faibles factures dans un logement mal isolé. À l’inverse, une famille nombreuse chauffant davantage peut supporter des dépenses élevées dans un logement correctement classé.
L’estimation du DPE ne constitue donc ni une promesse de facture, ni une reproduction des consommations réelles de l’ancien occupant. Les coûts peuvent varier selon la météo, la température choisie, le nombre d’occupants, la durée d’occupation et le prix des énergies.
Comprendre la méthode 3CL-DPE
Le logiciel réglementaire utilise les caractéristiques recueillies lors de la visite et les justificatifs recevables transmis par le propriétaire.
Il évalue notamment :
- les besoins théoriques de chauffage ;
- les pertes de chaleur par les murs, fenêtres, planchers et plafonds ;
- les déperditions liées au renouvellement d’air ;
- les apports solaires ;
- la performance des générateurs ;
- les pertes liées au stockage et à la distribution ;
- la consommation des auxiliaires ;
- les besoins conventionnels en eau chaude ;
- l’énergie produite par certains équipements renouvelables.
La méthode est appliquée de manière homogène à tous les logements afin de rendre les résultats comparables et juridiquement opposables.
La réforme du calcul entrée en vigueur le 1er janvier 2026
Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient permettant de convertir l’électricité finale en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9.
Tous les DPE établis à partir de cette date utilisent automatiquement le nouveau coefficient.
Les DPE réalisés en 2025 ou auparavant ne deviennent pas invalides pour cette seule raison. Lorsqu’un recalcul améliore l’étiquette, une attestation peut être obtenue gratuitement sur l’Observatoire DPE-Audit de l’Ademe, sans nouvelle visite du diagnostiqueur.
Cette évolution peut notamment modifier favorablement le classement de certains logements chauffés à l’électricité. Aucun logement ne doit voir son étiquette dégradée du seul fait de cette modification.
Les logements de petite surface
Depuis le 1er juillet 2024, les seuils applicables aux logements dont la surface de référence est inférieure ou égale à 40 m² ont été adaptés.
Cette réforme vise à mieux prendre en compte le poids proportionnellement plus important de certains usages, notamment la production d’eau chaude sanitaire, dans les petits logements.
Pour certains DPE déjà établis, une attestation de nouvelle étiquette peut être téléchargée à partir du numéro du diagnostic sur l’Observatoire DPE-Audit de l’Ademe.
Comment est attribuée la classe énergétique ?
Le logement reçoit une note comprise entre A et G :
- A correspond aux logements extrêmement performants ;
- B indique une très bonne performance ;
- C correspond à une performance satisfaisante ;
- D représente une performance intermédiaire ;
- E signale un logement énergivore qui devra être anticipé pour la location ;
- F correspond à une passoire énergétique ;
- G correspond aux logements les plus consommateurs ou les plus émetteurs.
Le classement final repose sur deux critères :
- la consommation annuelle d’énergie primaire ;
- les émissions annuelles de gaz à effet de serre.
Pour obtenir une classe donnée, le logement doit respecter le seuil correspondant pour chacun de ces deux critères. Le critère le moins favorable détermine donc la classe finale.
Quelle différence entre l’étiquette Énergie et l’étiquette Climat ?
L’étiquette Énergie
Elle présente la performance globale du logement en tenant compte :
- de l’énergie primaire consommée ;
- des émissions de gaz à effet de serre.
Il s’agit de la lettre principale du DPE, utilisée pour les obligations de location, l’audit énergétique et les mentions relatives aux passoires énergétiques.
L’étiquette Climat
Elle indique plus spécifiquement la quantité de gaz à effet de serre générée par les usages conventionnels du logement.
Un chauffage utilisant une énergie fortement carbonée peut ainsi conduire à une mauvaise étiquette climatique, même lorsque la consommation paraît modérée.
Que contient le rapport DPE ?
Le rapport comprend notamment :
- l’identification du logement ;
- sa surface de référence ;
- les caractéristiques de l’enveloppe ;
- la description des équipements ;
- les consommations conventionnelles par usage ;
- les émissions de gaz à effet de serre ;
- les énergies renouvelables éventuellement produites ;
- la classe énergétique ;
- la classe climatique ;
- l’estimation des dépenses annuelles ;
- la répartition des déperditions thermiques ;
- un indicateur de confort d’été ;
- des recommandations de gestion et d’entretien ;
- des propositions d’amélioration ;
- une estimation du coût et de l’efficacité de certains travaux ;
- les références du diagnostiqueur ;
- le numéro d’identification délivré par l’Ademe.
Les recommandations ne doivent pas conduire à augmenter les émissions de gaz à effet de serre du logement.
Le numéro Ademe permet-il de vérifier un DPE ?
À l’issue du diagnostic, le rapport est transmis à l’Ademe.
L’Ademe lui attribue un numéro d’identification qui doit apparaître sur le document. Un DPE dépourvu de ce numéro n’est pas valable.
Ce numéro permet notamment :
- de vérifier l’existence du rapport ;
- de consulter certaines informations ;
- de télécharger une attestation de nouvelle étiquette lorsque le diagnostic est concerné par une évolution de calcul ;
- de limiter l’utilisation de documents modifiés ou falsifiés.
L’estimation des dépenses annuelles d’énergie
La première page du DPE présente une fourchette de dépenses annuelles théoriques.
Cette estimation est établie pour une utilisation standardisée du logement et concerne les cinq usages réglementaires.
Cela dépend notamment :
- des caractéristiques du logement ;
- de ses équipements ;
- des consommations conventionnelles calculées ;
- des tarifs de référence de l’énergie utilisés par la méthode.
Elle ne comprend pas nécessairement tous les abonnements ou tous les usages domestiques, cependant, elle ne doit pas être comparée directement aux factures d’un occupant sans tenir compte de ses habitudes et du contexte climatique.
La répartition des déperditions thermiques
Le DPE indique la part estimée des pertes de chaleur provenant des différents composants du bâtiment.
Cette représentation permet de visualiser le poids relatif :
- des murs ;
- de la toiture ou du plafond ;
- du plancher bas ;
- des fenêtres et portes ;
- des ponts thermiques ;
- du renouvellement de l’air.
La principale déperdition n’est pas nécessairement la seule priorité de travaux car une rénovation cohérente doit aussi prendre en compte la ventilation, l’humidité, l’étanchéité à l’air, les interactions entre les matériaux et la compatibilité avec le bâti existant.
L’indicateur de confort d’été
Le rapport apprécie également la capacité du logement à limiter les surchauffes pendant l’été.
Il tient notamment compte :
- de l’orientation ;
- des protections solaires ;
- de l’inertie des parois ;
- de la possibilité de ventilation nocturne ;
- de l’isolation de la toiture ;
- de la présence de fenêtres exposées ;
- de la configuration du logement.
Cet indicateur évalue principalement le confort passif. Une climatisation active peut donc être présente alors que le logement reste considéré comme insuffisamment confortable en été.
Les recommandations de travaux sont-elles obligatoires ?
Non puisque le DPE propose des améliorations, mais il ne constitue pas un ordre de travaux.
Les recommandations peuvent concerner :
- l’isolation de la toiture ;
- l’isolation des murs ;
- l’isolation du plancher bas ;
- le remplacement de certaines fenêtres ;
- l’amélioration de la ventilation ;
- la régulation du chauffage ;
- le remplacement du générateur ;
- la production d’eau chaude ;
- l’installation de protections solaires ;
- l’amélioration de l’étanchéité à l’air ;
- l’utilisation d’énergies renouvelables.
Ces conseils conservent une valeur indicative. Avant une rénovation importante, il peut être nécessaire de réaliser une étude plus approfondie ou un audit énergétique tenant compte des contraintes du bâtiment.
Le DPE est-il opposable ?
Oui, depuis le 1er juillet 2021.
L’acquéreur ou le locataire peut engager un recours lorsqu’une erreur lui cause un préjudice. Le diagnostiqueur engage sa responsabilité en cas de DPE erroné, sauf lorsque l’erreur résulte de fausses informations volontairement communiquées par le propriétaire.
Cette opposabilité renforce l’importance :
- de la visite sur place ;
- des mesures réalisées ;
- de la cohérence des surfaces ;
- de l’identification exacte des équipements ;
- de la transmission de justificatifs fiables ;
- de la conservation des preuves de travaux.
Les recommandations de travaux restent, quant à elles, non opposables.
Pourquoi les justificatifs sont-ils essentiels ?
Le diagnostiqueur ne peut pas toujours confirmer visuellement la nature ou l’épaisseur d’un isolant dissimulé dans un mur, un plancher ou une toiture.
Une isolation déclarée oralement par le propriétaire ne peut pas nécessairement être valorisée comme une caractéristique connue.
Les documents peuvent permettre de justifier :
- la date de construction ;
- la composition des murs ;
- l’épaisseur et la nature d’un isolant ;
- la date de pose des fenêtres ;
- les caractéristiques d’une chaudière ;
- les performances d’une pompe à chaleur ;
- la présence d’un système de ventilation ;
- la rénovation d’une toiture ;
- l’installation de panneaux solaires ;
- des travaux réalisés dans les parties communes.
Depuis que le DPE est opposable, la justification des données utilisées repose sur les documents transmis et également sur les relevés du diagnostiqueur.
Quels documents préparer avant la visite ?
Afin d’obtenir un DPE aussi précis que possible, il est conseillé de réunir :
- le titre de propriété ;
- les plans du logement ;
- les plans de coupe ;
- les permis de construire ;
- les déclarations de travaux ;
- les factures d’isolation ;
- les factures des fenêtres ;
- les fiches techniques des équipements ;
- les factures de chaudière ou de pompe à chaleur ;
- les documents concernant la ventilation ;
- les attestations d’entretien ;
- les précédents DPE ;
- les audits énergétiques disponibles ;
- les documents de copropriété ;
- les justificatifs des travaux collectifs ;
- les études thermiques ;
- les attestations de conformité ou de performance ;
- le carnet d’information du logement, lorsqu’il existe.
Une facture doit permettre de relier clairement les travaux au logement concerné et de comprendre la nature des matériaux ou équipements installés.
Comment se déroule un DPE avec V AdR ?
1. Préparation de la mission
V AdR recueille les informations principales :
- adresse ;
- type de bien ;
- surface approximative ;
- année de construction ;
- type de chauffage ;
- vente, location ou autre projet ;
- disponibilité des documents.
2. Visite du logement
Le diagnostiqueur se rend sur place pour examiner les éléments accessibles.
La réalisation d’un DPE sans visite physique du bâtiment ne correspond pas à la méthode normale d’établissement du diagnostic.
3. Relevé de la géométrie
Nous identifions les surfaces, volumes, murs, fenêtres, orientations et limites avec l’extérieur ou les locaux non chauffés.
4. Examen de l’enveloppe
Le diagnostiqueur observe notamment :
- les murs ;
- la toiture ;
- les plafonds ;
- les planchers ;
- les fenêtres ;
- les portes ;
- les protections solaires ;
- la nature apparente des matériaux ;
- les éventuelles isolations visibles ou justifiées.
5. Identification des équipements
Les systèmes de chauffage, d’eau chaude, de ventilation et de refroidissement sont recensés.
Leur type, leur énergie, leur ancienneté et certaines caractéristiques techniques sont renseignés.
6. Analyse des documents
Les justificatifs transmis sont étudiés afin de compléter ou de confirmer les observations.
7. Calcul réglementaire
Les données sont saisies dans un logiciel validé selon la méthode 3CL-DPE en vigueur.
8. Transmission à l’Ademe
Nous enregistrons le rapport afin d’obtenir son numéro d’identification officiel.
9. Remise et explication du rapport
V AdR transmet le DPE et peut vous présenter :
- la classe obtenue ;
- les principaux postes de déperdition ;
- les points forts du logement ;
- les améliorations envisageables ;
- les éventuelles conséquences pour la vente ou la location.
Le logement doit-il être chauffé et occupé lors de la visite ?
Le DPE peut être réalisé dans un logement vide.
Il est toutefois nécessaire de pouvoir accéder :
- à toutes les pièces ;
- aux équipements ;
- aux tableaux de commande ;
- à la chaudière ;
- au ballon d’eau chaude ;
- aux combles lorsque cela est possible ;
- aux sous-sols ou dépendances utiles ;
- aux coffrages ou locaux techniques accessibles.
L’absence d’électricité ou de combustible ne rend pas automatiquement le DPE impossible, mais elle peut compliquer l’identification ou la vérification de certains équipements.
Le diagnostiqueur doit-il démonter les murs ?
Non. Le DPE est une intervention non destructive.
Le diagnostiqueur n’ouvre pas les murs, ne dépose pas les doublages et ne démonte pas la toiture pour rechercher un isolant.
Lorsqu’une caractéristique n’est ni visible, ni mesurable, ni justifiée par un document recevable, la méthode prévoit l’utilisation d’une valeur conventionnelle correspondant à la situation observée.
C’est pourquoi les factures et preuves de travaux peuvent avoir une influence importante sur le résultat.
Quelle durée prévoir pour la visite ?
La durée dépend notamment :
- de la surface ;
- du nombre de niveaux ;
- de la complexité du bâtiment ;
- de l’accessibilité ;
- du nombre de systèmes ;
- de la présence d’équipements collectifs ;
- des documents fournis ;
- du type de DPE demandé.
Une grande maison ancienne comportant plusieurs extensions, différentes énergies et des combles aménagés nécessite généralement davantage de relevés qu’un appartement récent de configuration simple.
Le DPE d’un appartement est-il différent ?
Dans un immeuble collectif, la performance de l’appartement dépend aussi de sa position.
Un logement peut se trouver :
- au rez-de-chaussée sur une cave ou un parking ;
- au dernier étage sous une toiture ;
- entre deux appartements chauffés ;
- en pignon ;
- au-dessus d’un passage ;
- orienté au nord ou au sud.
Le diagnostiqueur doit aussi identifier les équipements collectifs :
- chauffage collectif ;
- eau chaude collective ;
- ventilation ;
- réseau de chaleur ;
- production centralisée ;
- installations solaires collectives.
Les informations fournies par le syndic ou le gestionnaire peuvent être indispensables pour caractériser correctement ces systèmes.
Quelle est la durée de validité du DPE ?
Les DPE réalisés depuis le 1er juillet 2021 sont normalement valables pendant dix ans.
Les DPE réalisés entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ne sont plus valables depuis le 1er janvier 2025. Ils doivent être renouvelés pour une nouvelle vente ou location.
En 2026, un ancien DPE utilisant la méthode antérieure à juillet 2021 ne peut donc plus être utilisé comme diagnostic valide dans une transaction.
Faut-il refaire le DPE après des travaux ?
Un DPE encore valide n’est pas automatiquement annulé par la réalisation de travaux.
Il est toutefois recommandé d’en établir un nouveau lorsque les travaux ont modifié :
- l’isolation ;
- les fenêtres ;
- la toiture ;
- la ventilation ;
- le système de chauffage ;
- la production d’eau chaude ;
- la surface ;
- le volume chauffé ;
- l’organisation du logement ;
- l’énergie utilisée.
Un nouveau diagnostic permet de valoriser les améliorations et d’actualiser les informations affichées dans l’annonce.
Les factures et fiches techniques doivent être conservées afin que les travaux puissent être correctement pris en compte.
Quelles informations doivent apparaître dans une annonce ?
Une annonce immobilière doit notamment indiquer :
- la classe énergétique ;
- la classe climatique ;
- la représentation réglementaire des étiquettes lorsqu’elle est publiée sur internet ou affichée par un professionnel ;
- l’estimation des dépenses annuelles d’énergie ;
- l’année de référence des prix utilisés ;
- la mention « logement à consommation énergétique excessive » lorsque le logement est classé F ou G.
Des sanctions peuvent être appliquées lorsque les informations sont absentes, fausses ou présentées de manière trompeuse.
Quelles conséquences pour un logement classé G ?
Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne respecte plus le niveau minimal de performance énergétique exigé pour une location d’habitation en France métropolitaine.
Cette règle s’applique aux nouveaux baux, aux renouvellements et aux reconductions tacites intervenant depuis cette date.
Le propriétaire doit envisager des travaux permettant au logement d’atteindre au minimum la classe F pour pouvoir le proposer ou le maintenir dans une nouvelle période contractuelle concernée par ces dispositions.
Les prochaines échéances pour la location
En France métropolitaine, le niveau de performance minimal évolue progressivement :
- depuis le 1er janvier 2025 : classes A à F admises ;
- à partir du 1er janvier 2028 : classes A à E admises ;
- à partir du 1er janvier 2034 : classes A à D admises.
Les logements classés F seront donc concernés à partir de 2028, puis les logements classés E à partir de 2034.
Le loyer d’un logement F ou G peut-il être augmenté ?
En France métropolitaine, les logements classés F ou G sont concernés par des limitations de loyer.
Pour les baux entrant dans le champ du dispositif, le propriétaire ne peut notamment pas appliquer la révision annuelle habituelle du loyer en fonction de l’indice de référence des loyers.
Les règles précises dépendent de la date du bail, de son renouvellement, de sa reconduction et de la situation locative.
Le DPE oblige-t-il à réaliser des travaux avant une vente ?
Non. Une maison ou un appartement classé E, F ou G peut être vendu.
Le classement doit cependant être communiqué à l’acquéreur, et certains bâtiments nécessitent un audit énergétique réglementaire complémentaire.
Le DPE constitue une information sur l’état énergétique du bien, mais il n’impose pas au vendeur de réaliser les travaux recommandés avant la transaction.
Quand faut-il ajouter un audit énergétique ?
En France métropolitaine, l’audit énergétique réglementaire est obligatoire lors de la vente :
- d’une maison individuelle ;
- ou d’un immeuble composé de plusieurs logements appartenant à un propriétaire unique,
lorsque le bâtiment est classé E, F ou G.
Les classes F et G sont concernées depuis le 1er avril 2023. La classe E l’est depuis le 1er janvier 2025. La classe D entrera dans le dispositif à partir du 1er janvier 2034.
Cette obligation ne concerne pas de la même manière la vente isolée d’un appartement situé dans une copropriété.
Quelle différence entre le DPE et l’audit énergétique ?
Le DPE
Il établit un classement énergétique et climatique du logement et propose des améliorations indicatives.
L’audit énergétique
Il développe une analyse plus approfondie et présente des parcours de travaux comprenant notamment :
- l’état initial du bâtiment ;
- plusieurs scénarios de rénovation ;
- les performances après chaque étape ;
- le coût estimé des travaux ;
- les aides financières potentiellement mobilisables ;
- les économies envisageables ;
- les effets sur la ventilation et le confort.
L’audit réglementaire examine notamment six postes : murs, planchers bas, toiture, menuiseries, ventilation, chauffage et eau chaude. Il est valable cinq ans.
Peut-on utiliser le DPE pour établir un devis de travaux ?
Le rapport permet d’identifier des orientations, mais il ne remplace pas :
- un devis d’entreprise ;
- une étude de faisabilité ;
- une étude de structure ;
- une étude d’humidité ;
- une analyse architecturale ;
- un dimensionnement de chauffage ;
- un audit énergétique complet ;
- une maîtrise d’œuvre.
Les recommandations doivent être adaptées aux caractéristiques réelles du bâtiment.
Dans une maison ancienne en pierre, par exemple, une isolation inadaptée peut perturber les transferts d’humidité. Les solutions doivent respecter la nature du bâti et ne pas être choisies uniquement en fonction d’une amélioration théorique de l’étiquette.
Le DPE garantit-il le confort du logement ?
Non. Deux logements classés de manière identique peuvent procurer des sensations différentes.
Le confort dépend également :
- de la répartition des émetteurs ;
- de la température des parois ;
- des courants d’air ;
- de l’humidité ;
- de la régulation ;
- de la vitesse de chauffe ;
- de l’exposition solaire ;
- des habitudes d’utilisation ;
- de la qualité de l’entretien.
Le DPE fournit toutefois des indicateurs utiles sur l’enveloppe, les déperditions et le confort d’été.
Peut-on obtenir une bonne note avec un chauffage performant ?
Un équipement récent peut améliorer la performance, mais il ne compense pas toujours une enveloppe très déperditive.
La classe résulte d’un ensemble :
- isolation ;
- vitrage ;
- ventilation ;
- rendement du chauffage ;
- rendement de l’eau chaude ;
- énergie utilisée ;
- surface ;
- géométrie ;
- climat ;
- émissions de gaz à effet de serre.
Une rénovation cohérente associe généralement la réduction des besoins, la maîtrise de la ventilation et l’amélioration des équipements.
Un poêle à bois est-il pris en compte ?
Un appareil fixe peut être intégré au calcul lorsqu’il participe réellement au chauffage du logement et que ses caractéristiques peuvent être identifiées.
Sa prise en compte dépend notamment :
- de son type ;
- de son rendement ;
- de son ancienneté ;
- de sa puissance ;
- de sa zone de desserte ;
- de la présence d’un autre système de chauffage ;
- des justificatifs disponibles.
Un appareil mobile ou purement décoratif ne doit pas être assimilé automatiquement au chauffage principal.
Les panneaux solaires améliorent-ils le DPE ?
Les équipements renouvelables installés à demeure peuvent être mentionnés et pris en compte selon leur fonction.
Il peut notamment s’agir :
- de panneaux photovoltaïques ;
- de panneaux solaires thermiques ;
- d’un chauffe-eau thermodynamique ;
- d’une pompe à chaleur ;
- d’un système utilisant la biomasse ;
- d’un raccordement à un réseau de chaleur.
La présence de panneaux ne garantit pas à elle seule un changement de classe. L’amélioration dépend de l’ensemble du logement et des règles de calcul applicables.
Pourquoi choisir V AdR pour votre DPE ?
V AdR accompagne les particuliers et les professionnels de l’immobilier dans leurs projets de vente, de location et de rénovation.
Notre intervention permet de bénéficier :
- d’une visite méthodique du logement ;
- d’un relevé des caractéristiques accessibles ;
- d’une analyse des justificatifs ;
- d’un calcul effectué selon la méthode réglementaire en vigueur ;
- d’un rapport enregistré auprès de l’Ademe ;
- d’explications sur la classe obtenue ;
- d’une lecture des principales déperditions ;
- d’une identification des conséquences pour votre projet ;
- du regroupement avec les autres diagnostics immobiliers nécessaires.
Les rapports sont habituellement transmis dans un délai maximal de 72 heures ouvrées, sous réserve de disposer des documents et informations nécessaires.
DPE à Vittel, Mirecourt, Charmes et dans les Vosges
V AdR réalise des diagnostics de performance énergétique notamment dans les secteurs de :
- Vittel ;
- Contrexéville ;
- Bulgnéville ;
- Darney ;
- Monthureux-sur-Saône ;
- Neufchâteau ;
- Mirecourt ;
- Dompaire ;
- Charmes ;
- Épinal ;
- ainsi que dans les communes environnantes.
Grâce à nos implantations locales, le DPE peut être organisé avec les autres contrôles nécessaires à votre vente ou à votre location.
Demandez votre diagnostic de performance énergétique
Vous préparez la vente ou la location d’une maison ou d’un appartement ?
Pour obtenir une proposition adaptée, communiquez-nous :
- l’adresse du bien ;
- sa surface approximative ;
- son année de construction ;
- le nombre de pièces ;
- le nombre de niveaux ;
- le type de chauffage ;
- le type de production d’eau chaude ;
- la nature du projet ;
- les anciens diagnostics disponibles ;
- les autres contrôles nécessaires.
V AdR – Diagnostics immobiliers dans les Vosges
☎ Appelez-nous au 06 30 10 51 20Questions fréquentes sur le DPE
Le DPE est-il obligatoire avant de publier l’annonce ?
Les informations issues du DPE doivent figurer dans l’annonce. Le propriétaire doit donc disposer du diagnostic avant la commercialisation effective du bien.
Peut-on vendre un logement classé G ?
Oui. Le classement G n’interdit pas la vente. Pour une maison individuelle ou un immeuble en monopropriété, un audit énergétique réglementaire doit toutefois compléter le DPE.
Peut-on louer un logement classé G en 2026 ?
Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne peut plus être mis en location avec un nouveau bail d’habitation, ni atteindre une nouvelle période de renouvellement ou de reconduction tacite concernée par le critère de décence.
Un logement classé F peut-il encore être loué ?
En 2026, un logement classé F peut encore satisfaire au niveau minimal de performance énergétique applicable à la location. Il sera concerné par l’interdiction à partir du 1er janvier 2028. Son loyer reste toutefois soumis au gel applicable aux logements F et G.
Une mauvaise classe signifie-t-elle que le logement est dangereux ?
Non. Le DPE mesure une performance énergétique et climatique. Il ne vérifie pas directement la sécurité électrique, la présence d’amiante, le plomb, l’installation de gaz ou la solidité du bâtiment.
Le DPE contrôle-t-il les factures du propriétaire ?
Les factures d’énergie ne servent pas à reproduire les habitudes de consommation de l’occupant. Les factures de travaux et les documents techniques sont en revanche utiles pour justifier les caractéristiques du bâtiment.
Le diagnostiqueur peut-il reprendre un ancien DPE ?
Un ancien rapport peut fournir des informations, mais le diagnostiqueur doit effectuer ses propres constatations et appliquer la méthode en vigueur. Les DPE antérieurs au 1er juillet 2021 ne sont plus valables pour une nouvelle transaction en 2026.
Le DPE est-il valable dix ans après des travaux ?
Il peut rester administrativement valide, mais il ne représente plus nécessairement l’état actuel du logement. Un nouveau DPE permet de valoriser les travaux et d’actualiser l’annonce.
Les recommandations doivent-elles toutes être réalisées ?
Non. Elles sont indicatives. Leur faisabilité doit être évaluée selon le budget, l’état du bâtiment, ses matériaux et les contraintes architecturales.
Le coût indiqué dans le DPE correspond-il à ma future facture ?
Non. Il s’agit d’une estimation conventionnelle correspondant à un usage standard. Les dépenses réelles varient selon les occupants, la météo, les températures choisies et les tarifs énergétiques.
Le DPE mesure-t-il l’étanchéité à l’air ?
Le DPE n’intègre pas systématiquement un test d’infiltrométrie toutefois, il utilise les données et valeurs prévues par la méthode selon les caractéristiques du logement et les justificatifs disponibles.
Une isolation invisible peut-elle être prise en compte ?
Oui, lorsqu’elle peut être justifiée par des documents recevables ou constatée dans une zone accessible. Une simple affirmation orale ne permet pas toujours de retenir une isolation cachée.
Un appartement peut-il avoir une meilleure note que l’immeuble ?
Oui. La position du logement, son orientation, ses fenêtres, ses équipements privatifs et les travaux réalisés peuvent produire un résultat différent du DPE collectif.
Le DPE collectif remplace-t-il celui de mon appartement ?
Pas automatiquement. Le DPE individuel reste généralement nécessaire pour vendre ou louer le lot, selon les règles applicables au bâtiment et au rapport collectif disponible.
Quelle différence entre énergie primaire et énergie finale ?
L’énergie finale correspond à l’énergie effectivement livrée au logement alors que l’énergie primaire tient compte de l’énergie nécessaire à sa production, sa transformation et son acheminement.
Le classement principal du DPE utilise notamment la consommation en énergie primaire, tandis que certaines règles de décence peuvent faire référence à l’énergie finale.
Pourquoi le classement peut-il changer après le 1er janvier 2026 ?
Le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9, par conséquent, certains DPE antérieurs peuvent donc bénéficier d’une meilleure étiquette au moyen d’une attestation officielle, sans nouvelle visite.
Dois-je vider le logement avant le rendez-vous ?
Non. Il est seulement nécessaire de permettre l’accès aux pièces, fenêtres, équipements, combles, caves et locaux techniques utiles à la mission.
Qui paie le DPE ?
Le coût est supporté par le propriétaire vendeur ou bailleur. Le tarif n’est pas réglementé et dépend notamment du type de bien, de sa surface et de sa complexité.
Peut-on réaliser le DPE avec les autres diagnostics ?
Oui. V AdR peut regrouper le DPE avec le diagnostic amiante, le CREP, le contrôle électrique, le diagnostic gaz, l’état des risques et les mesurages nécessaires à votre projet.
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